Rêveries des Halles de Wazemmes

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On vient de loin faire ses courses, sûrs de trouver une gamme variée de produits alimentaires de qualité.

La notoriété des Halles de Wazemmes est ancienne.
Les Halles de Wazemmes ont bien changé depuis 1920, mais !

Ce bel immeuble de style Baltard, construit sur l’emplacement de la célèbre Guinguette de la Nouvelle Aventure, a gardé sa structure de 1873, année de son ouverture. 

Son emplacement est rêvé. Les Halles, situées au milieu de la rue commerciale Gambetta, bénéficient aussi de l’attraction des trois marchés de Wazemmes et d’un grand parking gratuit.

Depuis 1873, le commerce a évolué : l’allée centrale ne permet plus l’accès en voiture à cheval, les quatre beaux candélabres et les lanternes au gaz ont disparu, de nouvelles normes d’hygiène et de sécurité ont été décidées. Les Halles présentaient 232 étals dont 55 de boucherie/ triperie et 16 de poissonneries. Rénovée en 1971 et en 2002, les Halles regroupent actuellement « 24 artisans sédentaires » comme le précise le site internet de la ville.

Et maintenant ?

Des projets, des réunions, des options différentes qui répondent au même objectif : accroître la convivialité et l’attractivité des Halles !
En flânant, frigorifiée, la Gazette a recueilli les rêveries de certains exposants. Elle a le plaisir de vous en dévoiler certaines en exclusivité….
Le plus beau rêve concerne Ségolène Royale, joyeuse, un bouquet de fleur à la main, venue annoncer  que le bâtiment des Halles était retenu au projet de 2016 sur la végétalisation des centres commerciaux. Ce rêve est surprenant de réalité puisqu’une nouvelle loi prévoit effectivement que les nouveaux bâtiments commerciaux devront comporter sur leur toiture un procédé de production d’énergie renouvelable ou être végétalisé pour plus d’efficacité thermique et d’isolation.

Ce rêve évoqué avec d’autres commerçants provoque rire et délires :

Pour l’efficacité thermique et l’isolation, les Halles c’est vraiment top 0 ! Et chacun de rêver à haute voix : l’humidité et le froid quand on bosse toute la journée derrière son étal, il faut être endurant ! Pour le plus grand nombre, ce sujet est prioritaire. Comment rendre chaleureux et convivial un bâtiment non isolé ?

D’autre songes sont avoués : Pourquoi pas des panneaux solaires, un faux plafond, remettre les bâches qui couvraient les stands avec des couleurs variées pour atténuer l’humidité et réchauffer l’ambiance ?  Dans un cauchemar, un commerçant dit avoir vu que ces bâches, devenues sales, avaient été enlevées pour être nettoyées et jamais remises pour cause d’économies…
Un autre, commerçant indépendant, décrit son cauchemar : dans son délire, il voyait la Mairie rendre obligatoire l’ouverture quotidienne de 8 à 20 heures.

Il recevait, perclus de rhumatisme après 67 heures de service au client par semaine auxquelles s’ajoutent les heures de commande et d’installation, une médaille d’or de Pierre Gattaz dans la catégorie « travailler plus pour gagner moins ».

De nouveau, rires et délires sur le projet d’horaires plus larges. Fermées le lundi, les Halles sont ouvertes à 8h et ferment à 14 h sauf le vendredi et samedi à 20h, le dimanche à 15h. L’ouverture projetée du matin jusqu’au soir crée des tensions. En effet, les boutiques sont différentes ; certaines sont gérées par des groupes, d’autres par des familles, d’autres par un individuel qui ne peut supporter le salaire supplémentaire d’un employé. La diminution importante des étals a généré ces différences. Certains pensent que les Halles est le dernier rempart des indépendants de l’alimentaire ; d’autres pensent que l’avenir est dans les groupes…

Aussitôt, un exposant avoue un autre cauchemar : l’inauguration de la superette « à deux pas » du groupe Auchan venue envahir les Halles avec ses produits O’Tera… Et là, sourires et nostalgie ; si seulement, forts au sein d’une union commerciale des Halles, l’on pouvait trouver des compromis, accepter le souhait de la majorité, agir et proposer … et les plus anciens de se souvenir de Luc Vanpopereighe, l’animateur de la précédente union commerciale qui avait jeté l’éponge devant l’absence d’esprit collectif…

Pour détendre l’atmosphère, un exposant rapporte un beau rêve : 

les halles chauffées en cas de besoin sont devenues un lieu d’attraction commerciale, culturelle et ludique. Les couleurs des bâches des étals forment un arc en ciel. Dans l’allée centrale, une rotonde permet de présenter les produits des commerçants à tour de rôle. Des attractions sont organisées les jours de moindre fréquentation : atelier d’artistes peintres, musicaux, culinaires…. Le matin, des brunchs ; l’après-midi, des thés, cafés gourmands. L’office du tourisme dépose les touristes dans ce lieu devenu extraordinaire, une atmosphère de Guinguette commerciale… et puis, avoir un vrai site Facebook mettant en valeur les commerces et les animations des Halles de Wazemmes ….

 

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