Chassez Les Rebois un Coup,

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ils reviennent au goulot…

Dans ce paisible café de la rue des Postes à la décoration très kirsch, ce brave couple de tenanciers honnêtes faisait peine à voir.

Sentant le souffle de l’apocalypse venir, le chat détala sangria gare.

Mieux vaut têtard que jamais glouglouta la carpe…

Le perroquet du haut de son perchoir, serein, ne voyait rien venir, l’inconscient…

Un vieillard maniaque conseilla  de faire chauffer l’alcool. Sa voisine qui venait de se réveiller se mit à chanter : « Et vlan passe le punch, Et vlan fais-moi ouzi. »

Un sage de la rue Bourguignon s’écria : « Daiquiri aujourd’hui, téquila demain. »

Un bel homme, récemment uni par monsieur le curé, regardait, anéanti, sa promise cuitée affalée sur le parquet en pensant : « ils l’emmèneront peut-être avec eux, bon débarras… ». Une philosophe de la rue du marché  ne put s’empêcher de répliquer: « le mariage, hymen à tout, mais vive l’avariée quand même. »

Bof, c’est une pauvre femme qui croyait au pernod, elle, tout comme moi avec mon Raymond, hélas.

Rien n’y fit, telle une nuée de bois sans soif entraînée par la bannière de Guillaume le Con-qui-rend, une tornade, un tsunami, telle la panzer division s’abattant sur les Ardennes, des énervés prirent d’assaut les lieux pour tenter un radio-crochet de bistrot et abreuver 30 amateurs à l’organe chancelant avec la ferme intention de découvrir la nouvelle tare de demain. La foule suivit, comme toujours quand il n’y a rien à voir ; le ligueur a ses raisons que le Picon ignore et la pompe à bière fut asséchée.

La pauvre Danièle eut bien du mal à les mettre dehors.

Mais pour les amateurs : les Rebois un Coup t’Auras Moins Soif poursuivent leur tournée internationale des quartiers, de bar en formica en bar en formica, toujours à la recherche de nouvelles tares…

Contact (pour les téméraires) :
reboisuncoup@gmail.com

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