Vive le 19

337

La Chronique de Zef

En ce cinquième mois de la deux mille vingt et unième année qui a suivi la naissance de Jésus Christ notre seigneur, nous avons attendu impatiemment le dix-neuvième jour.

Parce qu’on va pouvoir aller au restau, en terrasse. Ça rouvre.
Beni soit son nom. Alléluia, alléluia. Que sont ces bondieuseries, me direz-vous ?
C’est simple dans l’état de manque où je me trouve, je veux bien me taper la messe tous les dimanches si, en échange, je me fais un restau et je ferai tout en bon chrétien : Des fines tranches de jésus avec du beurre de Missel, un filet de saint Pierre sauce vierge, un saint Julien pour accompagner et en dessert des pets de nonne.

Le 19 mai c’est la réouverture des restaus. Alors attention, ne faites plus la faute. On dit réouverture, par contre le verbe c’est rouvrir. Comme on ne dit pas ça referme mais : « c’est de votre faute, vous n’avez pas respecter les gestes barrières. »
Ce sont les subtilités de la langue française. On devrait en faire un jour férié tiens, du 19 mai…
Le jour où Macron a rouvert les terrasses. On ne pourra pas être plus de six. Mais ce n’est pas grave, en même temps ça écrème. Vous connaissez le spécialiste de l’incruste qui n’a pas d’amis et qui arrive toujours à midi :

« Ah, tiens vous êtes là ! »
« Ah, désolé on est six. Le président il a dit « pas plus de six ». Dura lex sed lex. Ce qui veut dire les verres de cantine c’est moche mais c’est solide.

En tout cas, pour ce mois-ci vive le 19.