Handi détente,

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bien souvent le dernier recours pour une aide d’urgence ou un hébergement en catastrophe.

Ce midi, j’ai mangé avec Patrick Mahieu, un type à part que j’avais découvert lors de la dernière campagne des municipales. Très impliqué politiquement, lors d’une réunion meeting dans une petite salle de la rue Barthélémy Delespaul, à te convaincre de tout. Une telle maîtrise, c’est étonnant, ça ne se trouve que chez les tribuns nés, une grande force de conviction.
Puis, je l’ai accompagné, à sa demande dans plusieurs expositions. J’ai appris ce qu’il faisait alors : Patrick, chapeau et mille bravos !

Ce midi, il m’a détaillé l’immense boulot réalisé par l’association handi détente qu’il a créée il y a 10 ans à Wazemmes.
À l’origine, suivre et prendre en charge des handicapés mentaux, puis des sans-papiers, des sdf, les exclus de la vie, et maintenant les transgenres. Pour eux, aide administrative, logement, aide financière, accompagnements divers.

Patrick et son ami Dj

« Ils sont envoyés ou repérés par les mairies de quartier, en quelque sorte, nous sommes le dernier recours pour ces minorités exclues. Je travaille avec l’auberge de jeunesse, un avantage : le logement, le repas et le petit-déjeuner. Nous faisons tout ce que nous pouvons, heureusement avec quelques aides, car la tâche est immense.

Nous essayons aussi de leur apporter du bon temps, une certaine sécurité, des sorties, des réveillons, des journées à la mer et même réaliser leurs envies, comme la rencontre avec les artistes de Plus belle la Vie ou Scènes de Ménages, en collaboration avec Séries Mania. Pour ceux de nos bénéficiaires qui ne regardent pour s’informer que la télévision, rencontrer ces artistes en vrai, ou voir le tournage de Plus belle la vie, étaient des moments exceptionnels. »

Jihem