Gilles Defacque

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droit dans ses charentaises rouges

Journal d’un Quelqu’un !

Donc… Gilles Defacque quitte le Prato…Théâtre International de Quartier/Pole National Cirque.

Mais il ne quitte pas les planches …

Reprenons (Beckett)

Donc Gilles Defacque quitte le Prato Mais il ne quitte pas la piste…

heu…c’est-à-dire qu’il ne quitte pas le métier …
enfin…
heu…
Reprenons : (toujours Beckett.) Gilles Defacque la direction du Prato et vous annonce la naissance d’un jeune poète GD et ses acolytes.

Donc :

Gilles Defacque de même qu’il y a des porteurs d’eau devient PORTEUR DE POEME

Adage :

Le poème pousse où il veut comme le fenouil !


On aura pas le temps de tout dire


On pourra pas tout faire avant de partir
On aura pas le temps
On aura pas le temps de tout dire
On fera un effort un essai encore encore un autre et on aura pas le temps de finir
On sera pris de court bien sûr
C’est comme pour le grand déménagement on frotte on astique on lave on range on empile
On cire on met dans des sacs dans des boîtes et puis à la fin on met tout dehors
Et on se dit que ça y est on est prêt à partir et en même temps on a l’impression qu’on oublie quelques chose – parce qu’on oublie toujours quelque chose – on cherche on trouve pas on repasse tout dans sa tête – et puis on a l’impression
qu’on a oublié quelqu’un qu’on a oublié de dire quelque chose à quelqu’un et cette chose-là c’était ce qu’il fallait lui dire c’était le plus important – et on voit pas – on a oublié – y a la part d’oubli qui s’est glissée là subrepticement au détour d’une occupation tellement plus importante sur le coup

Gilles Defacque

(in « On aura pas le temps de tout dire » mise en scène de L’Interlude T/O à partir des textes de Gilles Defacque publiés dans « Parlures 1 & 2 »)


Clown


« Il faut beaucoup côtoyer les clowns, pour se souvenir à l’enfance et à l’impertinence. Il faut beaucoup côtoyer

les clowns pour avoir l’audace de déborder sur les côtés, aller dans la vie avec ses fragiles, avec ses je-ne-sais-pas comment-faire, y aller quand même, c’est dans les marges que la révolte se prépare.

Le clown est l’anti homme ou femme-efficace.

Elle ou il travaille au corps et au coeur nos manqués, nos tentatives, nos dégringolades, nos volontés de faire lien avec l’autre, il ou elle donne à voir en creux tout ce qu’il reste à faire :
l’étendue sans fin de nos possibles »

Samira El Ayachi

(in « Clément ou le courage de Peter Pan » de et par Gilles Defacque avec Clément Delliaux de la Cie de L’Oiseau Mouche / Dernier ouvrage « Le ventre des hommes » éd. de l’Aube)


CLOWNS SANS CONTACT

(Le cabaret théâtro-littéraire du moment)
aux éditions L’onde Théâtrale.

La critique est unanime : on ne peut pas se passer d’un tel ouvrage !

Une autre : Je le kiffe cool grave trop ! ça va tro bien matcher grave sur les rosés sociaux !

Ou encore : c’est du Proust à la sauce- végane, du Maigret sous appli Modiano s’il avait fumé la pipe!Du Kafka dans les terrils ! De la Chimay blonde dans un verre à Riesling !
Du …(effacé !)

Adage :

Un confiné qui déconfine doit être manié avec dextérité !
C’était quoi déjà le sujet de la chronique ?
Heu…
Pas de panique : le marché de Wazemmes est le plus beau théâtre du monde !