La Chronique de Zef

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A marée basse point de bigouden embrasse

Retour de vacances oblige, petit billet de rentrée pour repartir dans la joie et le respect des gestes barrières.

Tout le monde est rentré de vacances ou presque avec son petit souvenir qui va bientôt rejoindre ceux des années précédentes. On distingue différents types d’acheteurs de souvenirs :

  • Les traditionalistes, un petit bol avec son prénom dessus en souvenir d’une bigouden culbutée dans un champ de goémon. Même que vous lui avez dit : « Vous ne trouvez pas qui a comme une odeur », elle vous a répondu : « Ben oui, dame. A marée base ça sent toujours la moule par ici »
  • Les reines du shopping : un t-shirt « i love » avec le petit cœur et la ville où l’on est allé. « I love Fournes en Weppes ».
  • Ceux qui ne sont pas partis : une boule qui neige avec dedans Martine Aubry à la pêche aux coques à Bray-Dunes.
  • Et les amoureux qui ont pris un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de je t’aime, je ne sais pas comment, il faut que je m’en rappelle, je dors plus la nuit, mets-moi de la Biafine.
    Avec tout ça, vous êtes gonflés à bloc pour affronter une nouvelle année. Et la rentrée.

A propos de rentrée, cette nuit, j’ai fait un rêve étrange. Celui qu’on a tous fait quand on était jeune, j’en suis sûr. On se voit, dans le rêve, arriver à l’école et on s’aperçoit devant toute la classe, hilare, qu’on a complétement oublié de mettre une culotte et son pantalon ou sa jupe, selon ses goûts.
J’ai rêvé que je rentrais au travail et que j’avais complètement oublié de mettre le masque. Par les temps qui courent, oublier son masque, c’est comme se promener sans culottes.
J’ai rêvé que j’étais, comme ça, devant tout le monde le nez a l’air. C’était un poil gênant. Je ne suis pas pudique normalement. Attention je ne suis pas complexé par mon nez. Je n’ai pas un grand nez, il n’est pas petit non plus. Et puis il n’y a pas que la taille qui compte, il y a la façon de s’en servir et, à ce qu’on m’a dit, j’ai du nez.
J’aurais aimé avoir un plus grand nez, mais pour ce que j’en fais, celui-là me convient. Voilà c’était mon rêve, parce que dans la vraie vie, me promener le pif à l’air, même pas en rêve.

PS : Retenez bien la moralité de cette histoire. A marée basse point de bigouden embrasse.

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