De l’Assemblée…

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L’Élysée

Le destin de Michel, ancien Chef de rang à l’Assemblée Nationale aurait pu s’arrêter à Bordeaux, en Bretagne ou au Matignon, pourquoi pas ?
On lui proposa L’Élysée ! C’était trop beau, banco !…et il acheta ce restaurant… à Lille !

Il a connu tous les locataires de l’Annexe Parisienne, de Giscard à Hollande, leurs Premiers ministres et tous leurs invités.

Des anecdotes : il en a des centaines !

Sachez que Michel est du sud, et dans le nord, on adore les gens du sud, mais on s’en  méfie toujours un peu, ça parle, ça tchatche, ça t’embrouille, ça embellit tout ! Mais là, photos et articles de journaux témoignent pour lui. Dans son restaurant, régalez-vous de sa cuisine et de ses histoires. De plus, le jeudi, c’est le jour du couscous Kabyle aux deux viandes, merguez et les légumes frais de saison. Pas courant sur Lille, et c’est très bon.

Alors, raconte, Michel…

Alain JUPPE,
distant, impressionnant, un grand bourgeois de Bordeaux. Mais, il  a de jolies mains, et toujours de beaux costumes. Devant moi, un journaliste lui avait demandé s’il consultait des voyantes comme le faisait Mitterrand. -Non, franchement non, je suis plutôt rationnel, quoique que de temps en temps, je me surprends à lire mon horoscope.

Charles PASQUA,
je l’aimais bien, tout le monde n’est pas de mon avis. Un courageux, il était dans la Résistance qu’il n’avait pas encore quinze ans. Il a commencé sa carrière chez Ricard et il avait un truc pour être le meilleur vendeur. Ses copains arpentaient les bars de Marseille. S’ il n’y avait pas de Ricard, ils en demandaient pendant une semaine, tous les jours, midi et soir, jusqu’à rendre fou le patron. La semaine suivante, Pasqua, arrivait, triomphant.
Je suis le représentant de chez Ricard.
– Ah vous tombez bien, on n’arrête pas de me réclamer de votre produit… Un monsieur et un malin !

Jean-Pierre RAFFARIN,
toujours accompagné par un conseiller qui venait me dire en douce : Ne laissez pas le plateau de petits fours devant lui, il ne va plus s’arrêter de manger.

Nicolas SARKOZY,
sans faire de politique,  je trouve que c’est un type direct et franc. Jamais d’alcool, toujours aimable, du moins avec moi. Un jour que j’avançais avec mon plateau, il me demande : -Michel, il paraît que vous êtes Kabyle, je ne connais pas la Kabylie, Marrakech, oui. J’aime surtout les États-Unis ; enfant, je me souviens avoir annoncé à mon père que je voulais devenir Président de la France. Il m’a répondu, mon pauvre,  avec un nom comme le nôtre, pas un Français ne votera pour toi, tente ta chance en Amérique, mon fils. Il avait peut-être raison…

Monica BELLUCI,
La star des stars, la bellissima, la beauté à l’italienne, classe,  ultra sexy.Courbes généreuses, longs cheveux bruns, yeux fardés de noir, sublime. Ma parole, j’étais hypnotisé. Elle arborait un chemisier blanc  légèrement  échancré, je  tremblais comme une feuille en lui tendant mon plateau. J’ai osé lui demander une photo…  oui, regarde, c’est celle-là, elle est belle !

Michel DRUCKER,
Il est arrivé avec Jamel Debbouze. Quand Jamel a aperçu des journalistes du « Parisien », il est reparti. Tu étais au courant, il est fâché avec les journalistes du  « Parisien ». Drucker, tout simple, comme s’il m’avait toujours connu !

Ici à Lille, j’ai reçu Monsieur de SAINTIGNON, Monsieur LAMY, le Recteur de la Faculté de Droit, des journalistes, Gilles DEFACQUE, des artistes, toi….Tu vois ça continue ! à Paris, que de souvenirs, que de souvenirs ! J’aurais aimé serrer la main de François Mitterrand, mais ça ne s’est pas fait, dommage ! mais j’en ai serré beaucoup d’autres…

Jacques CHIRAC,

Sans  mentir, mon préféré c’est CHIRAC Simple, courtois, poli, attentionné. Un sacré appétit, faut dire qu’il bouge beaucoup, il gesticule, il agite sans arrêt ses grands bras. Un jour, entouré par les photographes, je voyais  qu’il me cherchait du regard, j’avais bien fait les choses, j’avais mis des Corona au frais. – Monsieur le Président est servi. – Pas encore, Michel, aujourd’hui je suis candidat. (C’était entre les deux tours). – Mais vous serez toujours Président, Président à vie, monsieur Chirac. Sa fille le fixait du regard en tapant sur sa montre. Je lui tends une photo, « A mon cher Michel, un ancien de l’assemblée Nationale » Il avale plusieurs gâteaux et file en me souriant.

Zizou est venu avec son père, sa soeur, son frère, toute la famille, pour la remise du Ballon d’Or. Entre Kabyles, on avait tant de choses à se dire. Tu ne savais pas qu’il était Kabyle ?  Mais de la petite Kabylie, Bejaia, anciennement Bougie ; moi, je suis de Tizi Ouzou, en haute Kabylie, ce n’est pas pareil, mais presque. Vahid Halilhodzic, l’entraîneur du Losc, enfin l’ancien. Il est très bien. C’est lui qui a remonté le Losc, ma parole ! Il n’aimait pas le mépris que certains joueurs affichaient auprès des supporters.   Trop payés, peut-être. Sans eux, tu crois qu’ils pourraient se les payer leurs voitures de luxe ? Je n’aime pas cette attitude, et lui non plus, il me l’a souvent dit. Muriel Robin, Belmondo, Enrico Macias, tous, je les ai servis, je te dis…

Ségolène ROYAL,
c’est la star, comme Monica ! Elle me demandait souvent des nouvelles de ma famille. Un jour elle m’avait  promis de m’apporter du sel de Guérande, du sel de chez elle. Elle a tenu parole, j’ai reçu un beau paquet de fleur de sel avec un joli petit mot, regard !.

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