Il existait encore, avant-guerre, plusieurs fermes en activité. Pour Thérèse et ses sœurs c’était un terrain de jeu idéal. Elles venaient souvent voir les vaches.
Après leur disparition elles joueront dans les étables vides quand la construction de la foire commerciale aura privé l’agriculteur des terrains qui lui permettaient de nourrir les animaux. Il y avait quatre fermes, avant-guerre, à Saint –Sauveur. La dernière résistera jusqu’en 1956 avant de fermer, à son tour.
La rue Saint-Sauveur et la rivale de la rue de Paris

Ce sont les plus belles rue du quartier avec la rue du Molinel. Quant aux autres elles sont généralement assez étroites. Saint Sauveur reste un quartier industriel. il y a 3 filatures : Delesalle, rue de la Vigntette, Courbon, rue Saint-Sauveur et l’usine Droulers – Agache, à l’angle de la rue du Croquet et de la rue de Fives.
Il y a beaucoup d’établissements scolaires dans le quartier : des écoles libres et religieuses et des écoles laïques Thérèse et ses sœurs ont fréquenté l’école laïque Boufflers rue de Tournai. La discipline y était rude. Plus tard, elles fréquenteront le collège Jean Macé qui était boulevard des Ecoles (actuel boulevard Jean-Baptiste Lebas). Il y avait aussi l’hôpital Saint-Sauveur, le plus grand hôpital de Lille avant la construction du CHR.
Alain Cadet
