Le Vide-grenier : La tradition familiale. Beaucoup plus récent, il repose principalement sur la participation des particuliers. Avec l’avènement de
la société de consommation dans les années 70, le particulier a ressenti le besoin de «vider» son surplus. C’est l’époque où le garage devient trop petit et où le déballage sauvage sur le trottoir s’organise en fêtes de quartier. Pour beaucoup, c’est l’occasion de faire un peu de place à la maison tout en donnant
une seconde vie aux objets. Les visiteurs, eux, viennent y dénicher la bonne affaire ou l’objet inattendu. C’est le royaume de la seconde main à prix d’ami.
La Brocante : Le terrain des esthètes. Apparue au XIXe siècle avec les chiffonniers. La brocante s’est embourgeoisée au fil du temps pour devenir le terrain de chasse des antiquaires et des décorateurs en quête de pièces de caractère, loin du bric-à-brac domestique. Eux même y proposent des pièces anciennes :meubles, vaisselle, affiches, objets décoratifs ou de collection. Les amateurs y viennent pour chiner des objets uniques, parfois chargés d’histoire. Si leurs origines diffèrent, ces trois piliers partagent un même souffle : celui de la convivialité.
« Chiner » n’est pas « un simple passe-temps », c’est une seconde nature. Chercher la perle rare à la lampe torche dès l’aube ou flâner simplement entre les stands, le plaisir reste le même : celui de la rencontre et de la découverte. À l’heure où l’occasion, la seconde main, deviennent une tendance, nos Braderies, Brocantes et Vide-Greniers rappellent qu’ici dans nos villes et villages, la récupération est une habitude populaire ancestrale bien avant d’être une mode mondiale.
ESTER S.