puissant à toutes les téloches et à tous les écrans qui gouvernent nos vies.
Et n’en déplaise à Renaud, la mer n’a rien de dégueulasse, même si les poissons baisent dedans.
Une poissonnerie installée dans un aquarium, la classe ! Inutile d’aller chercher loin,
l’atrium celui de l’actuel palais de justice promis à des installations audacieuses, attractives
ferait l’affaire… !
Des murs vitrines en verre renforcé offriraient un spectacle permanent, la boutique s’inscrirait
dans la liste fournie des lieux incontournables du Vieux-Lille et raccord avec la ville, jadis
aquatique, qui n’aspire qu’à retrouver les formes de l’eau. Elle ferait la nique aux poissonneries
de la métropole jusqu’à la mer.
Et clin d’œil à l’Hospice Comtesse voisin : les bonnes Comtesses Jeanne et Marguerite avaient
instauré un droit de pêche sur la Deûle et firent combler quelques canaux pour raisons sanitaires.
Le cours d’eau devenu baignable et propre voit revenir brochets, brèmes, gardons et perches. Alors
pourquoi pas, en sus, une vente de poissons de rivière qui assurerait quelques subsides aux
pêcheurs du dimanche, souvent de modeste condition, et arrondirait leurs tins de semaine.
Au final, lecteur trompé, déçu, abusé, une supplique qui n’en est pas une, plutôt une nostalgie, un
inventaire des possibles et une projection optimiste, onirique. É la nove va, dixit Fellini!
Michel L’OUST ALOT

