Le Tour de France de 1926 passa par Dunkerque et il fut le plus long de l’histoire : 5 745 km. Il a vraiment fait tout le tour de la France. Le circuit : Évian, Briançon, Nice, Toulon, Perpignan, Luchon, Bayonne, Les Sables-d’Olonne, Brest, Cherbourg, Le Havre, Dunkerque, Metz, Mulhouse, Évian, Dijon et Paris. Le vainqueur fut le Belge Lucien Buysse, particulièrement connu pour avoir remporté l’étape dantesque de Bayonne à Luchon après plus de dix-sept heures de selle sous une pluie battante.
COURSE À PIED
Quelques rares femmes participèrent officieusement à des marathons comme l’Anglaise Violet Piercy en 1926 en 3 h 40. Il faudra attendre le 19 avril 1967 pour qu’une femme puisse courir officiellement en tant que participante.
1926 – 2e FOIRE COMMERCIALE de LILLE
COMMENT A-T-ELLE DÉPASSÉ TOUTES SES PROMESSES ?

Déjà en 1925, la première Foire a transformé un coup d’essai en coup de maître : « 500 exposants s’y groupèrent [tandis] que le total des
transactions s’éleva à 20 millions de francs », rappelle ainsi le numéro spécial de L’Industriel du Nord du 2 avril 1926.
Le contexte n’est pas neutre. Le Nord a vaincu les années sombres de la Grande Guerre. Son industrie refleurit. Et Lille mérite de nouveau son surnom de Capitale des Flandres. L’ambition de la Foire commerciale internationale de Lille est donc triple en 1926 : rivaliser avec Lyon sur le plan commercial, puis avec Liepzig sur l’effort de relance, et au final, imposer sa Foire sur le même calendrier que celle de Bruxelles,
de 5 ans son aînée.
La dimension que prend cette deuxième édition est par conséquent aussi prévisible qu’incroyable. Pour cause, cette fois-ci, 2 000 stands sont réservés. Les travaux opérés sur le Champ de Mars mobilisent 1 600 ouvriers et le coût total de l’opération atteint les 4 millions de francs. Cependant, l’exigence paye !
Les élus suivent, à commencer par le jeune maire de Lille, Roger Salengro, élu un an plus tôt. Le comité de patronage en atteste : il réunit 17 des 23 députés du Nord de l’époque, ainsi que l’ensemble de ses 8 sénateurs. La Foire est placée sous l’égide du Président de la République, Gaston Doumergue, tandis que les pères fondateurs, soit l’industriel Édouard Bouchery et le président du Syndicat d’initiative « Les Amis de
Lille », Louis Delepoulle.
Du 2 au 18 avril, la Foire devient ainsi le grand sujet des quotidiens régionaux. L’Écho du Nord et Le Réveil du Nord ne s’y trompent pas : Lille est en effervescence et tout est objet d’intérêt. On y apprend, entre autres, que le Crédit du Nord rend possibles les facilités, et que la toute nouvelle TSF donne rendez-vous aux visiteurs sur son stand pour ses causeries. La fête est partout. La densité urbaine de Lille se voit multipliée par trois. Des visites d’usines sont organisées.
Reste alors l’affiche, étrangement austère, avec un mineur et des usines en arrière-plan… Mais elle ne détonne pas, finalement. Tout au contraire : en 1926, l’industrie du Nord rayonne et avec la Foire, elle le dit au monde entier.