> Quand as-tu commencé à écrire ?
“J’ai commencé en septembre 2024 quand je travaillais dans un bar à Lille, entre deux clients.”
> Qu’est-ce qui t’as poussé à publier ?
“Ça s’est fait avec le temps, j’aimais bien ça. J’ai eu plus de curiosité quant à l’acte d’écrire. Et puis j’ai voulu essayer plein de styles différents. Au fur et à mesure, c’est en partageant à mes amis, à des professionnels que j’ai commencé à avoir des retours. Et de fil en aiguille ça m’a amené à être publié.”
> Qu’est ce que tu dirais aux poètes qui n’osent pas en faire autant que toi ? Et qu’est-ce que le fait de te faire publier t’as apporté ?
“Je pense qu’il ne faut pas être obnubilé par le fait d’être publié. Mon intention de base, c’était pas du tout ça. Il faut te concentrer sur ce que ça t’apporte à toi et continuer si tu sens que ça te fait du bien – t’écouter en fait. Même maintenant je me questionne encore sur mon intention avant publication, et j’ai pas vraiment de réponse.
C’est une expérience, le fait de tenter quelque chose, de proposer. Depuis la parution je parle à beaucoup plus de gens, on vient aussi beaucoup plus vers moi – me poser des questions. Il y a vraiment une curiosité et des discussions intéressantes qui se sont créées. Je pense que ça à apporté un bousculement au niveau de mon entourage, par exemple, par rapport à la nouvelle de fin. Ça a permis à d’autres personnes de se remettre en question, de dire des choses qui n’ont jamais été dites.
Ça impose dans un sens, le fait d’oser – et de se dire: c’est plus de mon ressort. Je propose moi, mon intimité, ma vulnérabilité et on verra ce que ça fait autour.
Ça fait du bien mais c’est particulier car je suis quelqu’un de très calme et de très réservé, donc ça implique aussi d’être à l’aise de se montrer. Je dois être au milieu des regards, à plus parler, et je me rends compte que c’est pas si mal.
> Comment décrirais-tu ton processus d’écriture ?
“C’est pulsionnel. Un ressenti, une émotion qui me pousse à écrire. Des phrases, des mots entendus. Et je passe à autre chose après. Ce qui peut être plus réfléchi c’est la forme, si c’est en prose, en vers libre, des courts, des longs. Je m’arrête quand je sens que j’ai dis ce que je voulais. Quand j’ai voulu tester certains styles, le fait de m’inspirer de ces derniers m’a obligé à m’organiser aussi.”
> Quels thèmes abordes-tu dans ton recueil ?
“La question de la relation à l’autre. Si il y a relations aux autres il y a forcément l’amour. L’environnement m’inspire aussi, le registre de la contemplation, de prendre le temps, de regarder, d’écouter. Il y a ce rapport intérieur-extérieur, qui va, qui vient et en y réfléchissant lors d’une discussion avec mon meilleur ami; je me suis rendu compte que ça prend tout son sens avec le titre. Il y a ce rapport intérieur avec les ressentis, les émotions, les états d’âme. Il y a l’extérieur avec l’environnement, les autres et les sensations. C’est le rapport au corps,