Lise :
– Avec Voies Navigables de France, nous réfléchissons à un vaste de plan de valorisation des berges de la Moyenne et de la Haute- Deûle. Depuis la gare d’eau à LOMME jusqu’au déversoir dans le canal à grand gabarit situé près de l’écluse du Grand Carré s’étire sur trois kilomètres et demi une façade fluviale arborée, sinueuse, propice aux déambulations aquatiques et terrestres, et aux rêveries. Elle forme un triangle sensuel dans sa jonction avec le canal à grand gabarit. Cette voie unique jouxte aussi Lambersart et sa superbe maison folie, le Colysée, dont le toit étagé supporte les gradins d’un espace dédié aux représentations théâtrales. Des activités de loisir, des commerces, des lieux de convivialité verront le jour, les embarcations reviendront ! Elles jetteront l’ancre allée des Marronniers, au pied de l’ancienne halle à fourrage remontée et reconvertie en espace multisports.
Emme :
– Vous oubliez le franchissement de l’écluse de la Barre…
Lise :
– Pas du tout ! L’écluse est fonctionnelle, elle nécessite un petit lifting et les bateaux pourront remonter vers le nord–est, sous le Ramponneau, le Napoléon et le Petit Paradis ! Avez-vous remarqué le déversoir mitoyen ? Il achemine une onde propre et limpide pompée sous le Palais des Beaux-Arts, l’eau de la Deûle a gagné en qualité. Avec l’interdiction des produits phytosanitaires dans les parcs et jardins et la disparition des lits de mousse polluée des usines, brèmes, gardons, perches reviennent en force. Prairies sous-marines, éponges et champignons aquatiques tapissent désormais le fond du canal.
Emme :
– Et le Ramponneau ?
Lise :
– Il sera reconstruit selon la même technique, sur vérins. Début des travaux imminent et livraison au printemps 2018.
Et puis, rêvons un instant ! Dans un futur peut-être pas si éloigné, pourquoi pas un raccordement du bras mort avec le canal à grand gabarit, un nouveau lit, une nouvelle vie en quelque sorte, en attendant le Plan Bleu !
Et qui sait, pour honorer la promesse faite jadis par le regretté Pierre MAUROY, pourquoi pas des compétitions de natation dans le cours d’eau méconnu, parfois vilipendé et pourtant emblématique de la ville lacustre qui coule dans le cœur de chacun des Lillois !