Peu après la sortie de « Le voyage à vélo qui a changé ma vie », Bazil commence à partager sur instagram ses réflexions sur le monde de l’emploi et plus particulièrement sur la valeur « travail », au cœur de beaucoup de récits politiques modernes. A travers
9 billets d’humeur « tapés à la machine » et accompagnés de quelques illustrations façon « dessin de presse », Bazil raconte comment 5 années au
chômage lui ont permis de se détacher du carcan du récit officiel autour du travail, et de la culpabilité qu’il suppose et impose à chaque personne « sans emploi ». D’abord nommé « Cacapitalisme », ce minizine format A6 de 32 pages (9€), s’appellera finalement « Ce que j’ai appris en arrêtant de travailler ». Imprimé en bichromie jaune et noire, Bazil y livre des réflexions particulièrement pertinentes sur la valeur d’un individu hors du schéma capitaliste. Est-on quelqu’un quand on ne produit plus ? Ne construisons-nous pas nous même la prison qui nous avilit et nous garde dans la classe sociale dans laquelle nous sommes né ? Le repos est-il de la fainéantise ? Y a-t-il une manière de créer
et de produire quelque chose en dehors des schémas capitalistes ? Perd-on vraiment son temps quand on ne travaille pas ?

