Caudry n’oublie pas ce qu’elle doit à la dentelle mécanique. Au XIXe siècle, avec la révolution industrielle, des métiers à tisser sont venus d’Angleterre : les Leavers. Peu à peu, des usines ont poussé sur le territoire. Partout. Hommes, femmes, enfants travaillaient.
Chacun à une tâche spécifique. Puis le XXe siècle est arrivé. Et la passion de la dentelle gagnait toujours. Les savoir-faire de la ville rayonnaient.
Les cours européennes exigeaient la dentelle de Caudry. New York aussi. Mais les années 1960 ont sonné un glas : la société a changé. La dentelle a reculé. Lors, l’Asie a commencé de racheter ces métiers qui avaient fait notre gloire… Si ce destin vous touche, deux rendez-vous : le premier, au Musée des Dentelles et des Broderies de Caudry pour l’exposition époustouflante des Mariés 2.0 d’Olivier Petigny, et le second, à la rencontre de l’association Objectif Transvaal, un collectif (voir FB ou Instagram) qui se bat pour la mémoire d’une usine de guipure en développant un projet innovant.
Aurélie TAUPIN