En même temps il encense cette démarche d’apaisement climatique dans les canaux en mal d’eau, moult fois jonchés de détritus du quai des Chevillards, feu les tueurs de bestiaux, rue Saint-Sébastien. Raccord avec leur faux air de Venise où à aucun moment ne vogua gondole, la rue porte un mélange de styles et ressemble à un Disneyland fauché sur fond d’absconses et durables bisbilles entre mairie et une asso regroupant les copropriétaires riverains. C’est toute la difficulté d’un espace ouvert au public …qui n’est pas public. Un oxymore de plus dans la ville du P’tit Quinquin qui eut pour édile Pierre Mauroy, affectueusement surnommé Gros Quinquin.
Lille se rappelle qu’au Moyen-Âge la Deûle portait des vignes.
Les échéances électorales aiguillonnent les réalisations, verdissent les bilans, cèdent au tropisme d’effacer les années noires tout teuf-teuf-pouet-pouet carbone a gogo. Plutôt que de s’indigner, autant se réjouir ! Dans le tumulte déboussolant du monde, la seule échelle sur laquelle nous avons encore prise s’avère celle de la ville. Alors un nouveau jardin, lieu d’arrêt choisi dans les déambulations somnambules, en rupture avec les parcours fléchés et les itinéraires obligés du quotidien, youpie ! Et youpie bis ! Là où un parking a rendu l’âme, imminent verra le jour le
jardin de l’abreuvoir, autrefois dénommé des Soeurs- Noires, qui servait à évacuer le trop plein du ruisseau du Becquerel. S’y désaltéraient les chevaux, ancêtres des mobilités douces…À quand le grand retour des équidés, des fiacres et des carrioles ? Il suffira de traverser la rue pour goûter le charme d’un univers doux, intime, apaisé en plein coeur de ville, dévoilant les belles maisons patrimoniales cachées sur l’arrière de la rue des Tours.
Et fin de la youpie énumération : l’annonce faite au Vieux-Lille de la végétalisation du square Carnot situé sur le parking éponyme, sous l’oeil bienveillant de l’archange Gabriel juché sur la galerie faîtière de Notre-Dame de la Treille, unique lieu de stationnement gratos dans la ville naguère lacustre. Surtout, antienne de septuagénaire en délicatesse prostatique, ne pas oublier les toilettes, dans un quartier qui connaît un des plus forts taux de seniors et entretient une discrimination de genre, femmes et lardons !
Que cent parcs s’épanouissent, que cent plantations rivalisent, pour pasticher Mao ! Et merci encore…Thanks,
grazzie molto, danke schon, un’ mass’ …Line !
